L’île
Ce projet s’inscrivait dans le dispositif « Chemin des arts » soutenu par le département des Hauts-de-Seine, en partenariat avec la Maison de Chateaubriand. Dispositif ayant pour vocation de permettre à différents publics l’accès à la culture. Ma proposition, déclinée sur 6 séances, a concerné une classe de collégiens et un groupe de séniors. Je suis parti de l’idée que chacun d’entre nous est une « île » perdue au milieu de l’océan avec sa propre géographie intime, son histoire… Mais les îles peuvent aussi former archipel et ainsi entrer en lien, créant du même coup communauté et société, sans pour autant écarter la particularité de chacun de ses membres… J’ajouterais que l’idée « d’aborder » l’île qui réside en chacun d’entre nous est aussi à mes yeux une réponse à apporter à notre époque où précisément les jeunes (mais pas seulement eux…) ne se sont sans doute jamais autant livrés au regard des autres, notamment au travers des réseaux sociaux, mais en restant tragiquement en surface. Au lieu de partir à la découverte de leur richesse personnelle et de celle des autres, au lieu de se construire, ils ne font que se perdre… Finalement, ce projet repose sur le paradoxe suivant : s’éloigner des autres afin de mieux s’en approcher…
1) « L’arrivée sur l’île » Réalisation par chaque participant d’une île en sculpture-livre.
2) « La bouteille à la mer » Écriture d’un message adressé au monde dans lequel chacun fait part de ses envies, de ses craintes, de ses espoirs. « Chers lendemains… »
3) « La réponse » Piochant au hasard parmi les lettres, les deux groupes se répondent.
4) « L’île, un lieu physique autant que métaphorique » Il est des lieux qui bien que n’étant entourés d’aucune eau n’en sont pas moins des îles en cela qu’ils sont des lieux propices au retranchement du monde, des lieux idéaux pour développer son univers intérieur et sa création… La Vallée-aux-Loups est l’un de ceux-là. Non content d’y avoir développé son œuvre littéraire, Chateaubriand y a planté de nombreux arbres ; chaque sculpture-livre avec son arbre miniature en est l’écho. S’inspirant de la poésie de l’écrivain, des livres-poèmes ont été réalisés et suspendus aux branches.
5) « Une photographie/écrire avec la lumière » Lors de cette séance, un véritable studio a été installé et les sculptures prises en photo par les participants.
6) « Un arbre pour tous, tous pour un arbre » Réalisation d’une sculpture-arbre collective de grande taille par chacun des 2 groupes. Arbres habillés de feuilles sur lesquelles certains fragments des poèmes et des messages ont été reportés.
La galerie présentée ci-dessous est la mémoire de ce projet dont la restitution a eu lieu dans le magnifique parc de la Vallée-aux-Loups. Une bonbonne de verre scellée à la cire, capsule temporelle, est conservée à la maison de Chateaubriand. Elle renferme l’ensemble des textes écrits.










